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Recyclage des lampes : portes ouvertes chez Artémise

Hormis les incandescentes et les halogènes, toutes les lampes, qu’elles soient à usage domestique ou professionnel, doivent être recyclées. La société Artémise, agréée par l’éco-organisme Récylum, est spécialisée dans le traitement des sources à décharge usagées. Parcours d’une lampe pour une seconde vie…

Recyclage des lampes : portes ouvertes chez Artémise
© Serge Morillon

Fondée en 2011 par Jean-Marie Bailly, Artémise, située à Vulaines, dans l’Aube, recycle chaque aée plus de 2 000 toes de sources lumineuses (2 200 en 2015). Elle propose un service de récupération qui s’élargit à tous les DEEE (déchets d’équipement électrique et électronique).

Pourquoi recycler ?
Tout d’abord, rappelons les textes réglementaires en la matière :
– Loi 75-633 du 15 juillet 1975 : « Toute persoe qui produit ou détient des déchets… est tenue d’en assurer ou d’en faire assurer l’élimination », dans des filières respectueuses de l’enviroement. Le producteur du déchet est légalement responsable de sa complète élimination, sauf à le remettre à un éco-organisme agréé par les pouvoirs publics dans le cadre des filières REP (responsabilité élargie du producteur).
– Le décret n° 92-646 du 13 juillet 1992 rend obligatoires le recyclage et la valorisation des déchets et le décret n° 2002-540 du 18 avril 2002 relatif à la classification des déchets identifie les lampes sans filament, contenant du mercure, comme déchets dangereux.
– Le décret n° 2005-829 du 20 juillet 2005 relatif à la composition des équipements électriques et électroniques et à l’élimination des déchets issus de ces équipements. Il impose aux producteurs d’organiser et de financer la collecte et l’élimination des équipements qu’ils mettent sur le marché. Sont concernés les lampes à décharge, dont les tubes fluorescents, et à LED ainsi que les luminaires à usage professioel (DEEE PRO).
Mais ce ne sont pas les seules raisons, comme nous l’explique Laure Clerget, directrice d’Artémise : « Le recyclage des lampes permet de récupérer et de neutraliser le mercure, les métaux lourds et les terres rares et d’empêcher ces rejets dans l’atmosphère ou dans les sols. Plus de 90 % du poids des lampes peuvent être recyclés, notamment le verre et les métaux qui vont ensuite être réutilisés pour fabriquer de nouvelles lampes. »

© Recylum
© Recylum

Du conteneur à la valorisation
Les lampes et les tubes fluorescents arrivent au site d’Artémise soit dans les conteneurs Récylum, soit dans les Artémise box (comprenant également des compartiments pour les piles et petites batteries, cartouches d’encre). Ces dernières sont posées aux emplacements définis par les collectivités (un pour 2 000 habitants) puis collectées pour être triées à Vulaines.
Les tubes et les lampes suivent un chemin différent, pour une question de verre (qualité différente selon les catégories de lampes), mais le principe est le même : un premier tri manuel est effectué afin d’isoler les lampes non traitées (incandescentes ou halogènes) ou d’autres produits (piles, par exemple). Les tubes sont acheminés sur un tapis séparateur, les culots sont retirés, puis le verre et les poudres fluorescentes, les métaux ferreux et non ferreux sont séparés en circuit complètement fermé. Chaque zone est contrôlée toute la journée sur un cycle de 15 minutes et le taux de mercure surveillé (1). Par ailleurs, toutes les machines de traitement sont équipées de systèmes d’aspiration et de filtres captant les vapeurs de mercure.
Les métaux, ferreux et non-ferreux (acier, aluminium, Inox, cuivre, etc.) repartent en fonderie. Le verre constitue l’essentiel du poids des tubes fluorescents et des lampes. Il est essentiellement recyclé dans la fabrication d’abrasifs, d’isolants pour le bâtiment et de tubes fluorescents neufs.

Artemise : http://artemise-recyclage.com/

(1) Le décret n° 2012-746 du 9 mai 2012 fixe des valeurs limites d’exposition professioelle contraignantes pour le mercure et composés inorganiques bivalents du mercure : 0,02 mg/m3, valeur mesurée ou calculée par rapport à une période de référence de 8 heures, moyee pondérée dans le temps.

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