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Portrait : Claire Auger, enseignante en électricité-électrotechnique au CFI – Centre des formations industrielles

Fille d’électronicien, Claire entre à 16 ans dans l’entreprise familiale en tant que câbleuse de composants électroniques : elle est chargée de tirer des câbles, d’effectuer des soudures sur des connecteurs type dean ainsi que sur des composants micro. Suivant sa passion pour la technique, elle choisit de s’inscrire, après l’obtention d’un BAC scientifique, à l’ENREA - École nationale de radiotechnique et d'électricité appliquée.

Portrait : Claire Auger, enseignante en électricité-électrotechnique au CFI – Centre des formations industrielles
Claire Auger

Claire Auger développe son expertise pendant 3 ans dans l’entreprise familiale en tant que techniciee bureau d’études, après l’obtention d’un BTS Électronique. Ses missions : identifier le(s) besoin(s) des clients, réaliser des cartes électroniques prototypes, piloter le câblage, programmer les micro-processeurs et assurer la mise en service chez le client. D’un naturel cartésien, elle s’épanouit dans ce métier où la finalité est concrète et le résultat tangible.

En 1999, elle est présidente de l’Association des anciens élèves de l’ENREA. Son désir d’enseigner reprend le dessus. Elle répond à une aonce du CFI diffusée sur le réseau de son anciee école. Claire Auger décroche le poste pour assurer la formation des jeunes inscrits en BEP électronique.

En 2011, après la fermeture de ces formations et un passage par les classes préparatoires à l’apprentissage du CFI (dispositif d’initiation aux métiers techniques et découverte de l’alternance), notre formatrice s’oriente vers l’électricité et l’électrotechnique. Responsable des enseignements du CAP PRO ELEC (préparation et réalisation d’ouvrages électriques), elle voit parfois son statut de femme enseignante technique remis en cause. Cependant, elle affirme sa légitimité en transmettant sa passion et ses coaissances du métier tout en valorisant ses élèves dans leurs missions professioelles. Lors de visites en entreprise, après l’étoement, il faut parfois passer par une phase d’acceptation : « Il faut prouver que j’ai les compétences, que je coais le métier », confie Claire.

« On retrouve plus de femmes dans les métiers de l’électronique. Ce sont des métiers qui demandent de la minutie, qui emploient des courants faibles ; cela pourrait expliquer une attraction plus grande auprès des publics féminins », constate-t-elle.

En 2015, Claire propose à ses apprentis de participer à des concours professioels : celui des Meilleurs Apprentis de France (MAF) et le Champioat national des apprentis électriciens, organisé par la Fedelec (Fédération nationale des professioels indépendants de l’électricité et de l’électronique). L’objectif de ces concours : valoriser une profession, un secteur (le bâtiment/l’industrie), trop souvent dépréciés par les jeunes et le grand public.

Pourquoi si peu de femmes s’engagent-elles dans les métiers de l’électricité ? L’analyse de Claire est simple : « L’électricité et l’électrotechnique emploient des courants plus forts, des techniques et des outils issus du BTP ; ces métiers peuvent paraître plus exposés aux risques. Cependant, l’évolution des technologies permet de réaliser les tâches plus facilement sans avoir besoin d’employer la force physique. Par ailleurs, l’évolution du métier et les différentes normes de type habilitations ont sécurisé le métier, qui fait aujourd’hui moins peur. »

D’expérience, Claire remarque également que les filles qui choisissent ce type de formation l’ont choisi par motivation et non par défaut. « Les apprenties sont sérieuses et motivées. De plus, elles font souvent preuve d’une plus grande maturité, ce qui rassure les employeurs. Il n’y aucun obstacle physique ou intellectuel qui empêcherait des jeunes femmes d’accéder à ces métiers », ajoute-t-elle.

Son avenir, elle l’envisage dans le secteur de la domotique et de l’efficacité énergétique. « Les technologies de ces secteurs sont en plein essor, cela me passioe. À terme, avec l’adaptation de nos formations au marché, l’électronique pourrait refaire partie intégrante de mes enseignements », confie-t-elle.

Actuellement en formation en génie climatique (80 % des paes sont d’origine électrique !), Claire enseignera prochainement auprès des apprentis techniciens en maintenance énergétique.

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