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Les énergies renouvelables permettent l’économie de millions de tonnes de CO2 au sein de l’UE

Un récent rapport du Centre européen de recherche (ou Joint Research Center) confirme le fort potentiel des énergies renouvelables comme substitution aux énergies fossiles. L'étude dévoile qu'entre 2009 et 2012, la consommation finale d'énergies renouvelables des pays membres de l'Union Européenne a augmenté de 8,8% par an. A quelques mois de la COP21, ce résultat traduit un développement encourageant en matière de réduction des gaz à effet de serre.

Les énergies renouvelables permettent l’économie de millions de tonnes de CO2 au sein de l’UE
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Des résultats encourageants

Tous les deux ans, les pays membres de l’Union Européee (UE) se doivent de rendre à la Commission Européee un rapport sur leurs progrès en matière de développement durable. Les résultats de l’examen de ces rapports vieent d’être publiés par le JRC, et affichent des résultats prometteurs. Les sources d’énergies renouvelables (paeaux solaires, énergie éoliee, biomasse, méthaniseurs), qui ne représentaient autrefois qu’une infime capacité de production d’énergie, sont aujourd’hui plus que présentes sur le marché. En effet, les énergies renouvelables déployées par les 28 Etats membre de l’UE ont permis, durant l’aée 2012, d’éviter l’émission de plus de 716 millions de toes de CO2. En 1990, environ 5 626 millions de toes de CO2 avaient été rejetées par ces Etats ; aujourd’hui, ils n’en rejettent plus que 4 546 millions de toes. En fait, chaque européen aurait réduit sa consommation de gaz à effet effet de serre de 12 à 9 toes en l’espace de seulement 25 ans. Mais comment expliquer une telle réduction de ces émissions ? En 1990, de nombreux facteurs vieent bouleverser le système économique de l’Union européee. Après la chute du mur de Berlin et la fin des régimes des pays de l’Est, de multiples usines fortement polluantes disparaissent. En parallèle, le secteur des services se développe de plus en plus, venant transformer l’activité économique de l’Union. Hors les diverses mutations économiques que cela engendre, ces changements ont pour conséquence la réduction de plus de 60% d’émissions de gaz à effet de serre.

Diverses explications

Cette baisse impressioante des émissions de gaz à effet de serre peut également s’expliquer par la combinaison de trois facteurs. En premier lieu, le secteur de l’électricité est celui dont l’évolution est la plus remarquable. En 2012, il contribue pour 64% à la réduction des émissions de gaz à effet de serre par les énergies renouvelables, alors que cette part ne s’élevait qu’à 56,3% en 2009. Le second secteur d’importance est celui du chauffage et de la climatisation, qui compte pour 31,3% de la baisse des émissions de GES. Cependant, ces chiffres s’élevaient déjà à hauteur de 39% en 2009 : l’utilisation du bois, des déchets et de la géothermie pour la production de chaleur progresse donc beaucoup plus lentement. Enfin, le secteur des transports compte pour plus de 4,7% de la baisse des émissions. 33,8 millions de toes de CO2 ont été évitées en 2012 dans ce domaine, et les biocarburants sont en quasi-totalité responsables de cette réduction. Néanmoins, il faut noter que le secteur stagne depuis 2009, avec un renouvellement des technologies déjà existantes. En tout, près de deux tiers des émissions évitées entre 2009 et 2012 provieent de cinq pays de l’Union Européee. L’Allemagne est le grand vainqueur de cette course aux énergies propres, avec 144,5 millions de toes évitées. Vieent ensuite la Suède (98 millions de toes), la France (82,4 millions de toes), l’Italie (70,9 millions de toes), et l’Espagne (56,8 millions de toes).

Les objectifs à long terme sont-ils atteignables ?

En fait, ces centaines de millions de toes de CO2 épargnées correspondent à une part de 13,6% des énergies renouvelables dans le mix énergétique européen, encore largement dominé par le pétrole et le gaz… Or, la directive européee sur le climat, adoptée en 2009 par l’Union Européee, impose aux Etats un objectif de 20% de la part des énergies renouvelables dans ce mix énergétique, d’ici 2020. Un objectif qui semble fortement ambitieux, lorsque l’on se rend compte que seuls trois pays ont atteint ces chiffres en 2014 : la Bulgarie, l’Estonie et la Suède. Certains Etats comme les Pays-Bas ou la Roumanie sont encore très loin du compte. La France, elle, se situe aujourd’hui à environ 14% de production d’énergie renouvelable : selon le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), elle ne pourra pas atteindre son objectif de 23% de production de ces énergies en 2020. Rappelons que Paris accueillera, en décembre prochain, la 21ème Conférence des Nations Unies pour les changements climatiques. Dans ce contexte, l’Union Européee a aoncé vouloir réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% à l’horizon 2030 (par rapport à 1990), avec une part des énergies renouvelables fixée à 27% (soit le double de la production actuelle). Si cet objectif est atteint, une réduction de la production de 1 500 millions de toes de CO2 sur notre planète serait envisageable.

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