En ce début du mois d'Août, le gouvernement et l'ADEME lancent trois nouveaux appels à projet. Mises en place dans le cadre du Programme des Investissements d'avenir, ces sollicitations s'adressent à trois secteurs définis : les énergies marines et fluviales, le stockage et la conversion d'énergie, et les fermes pilotes d'éoliennes flottantes.
Energies renouvelables en mer et fermes pilotes hydroliees fluviales
Mercredi 5 août 2015, l’Agence de l’Enviroement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), a publié, en accord avec le gouvernement, plusieurs appels à projets. Ayant pour but de motiver les professioels et les particuliers à partager leurs solutions iovantes, cet appel s’étend sur trois axes, tous liés aux nouvelles sources d’énergie. En premier lieu, le projet « Energies renouvelables en mer et fermes pilotes hydroliees fluviales » a pour objectif, comme son nom l’indique, de financer les projets d’iovations technologiques dans le domaine des énergies renouvelables en mer et des fermes pilotes hydroliees fluviales. En effet, depuis plusieurs aées, le secteur ne fait qu’évoluer : il représente aujourd’hui une source importante d’énergie, dont l’exploitation nécessite la découverte de nouvelles technologies. Pour cela, les entrepreneurs pourront répondre à cet appel à projet de différentes manières. En premier lieu, il sera possible de proposer des solutions pour la réalisation de démonstrateurs unitaires iovants dans la filière hydroliee marine et la filière houlomotrice. Le but est ici de démontrer les conditions d’exploitation de ces filières en mer, à une échelle représentative. D’autre part, les solutions peuvent concerner la conception de technologies iovantes dans le développement des énergies renouvelables en mer : leur présence est devenue un élément indispensable au déploiement à grande échelle des énergies marines renouvelables (EMR). L’appel à projet vise notamment les composants dédiés à l’hydrolien marin, le houlomoteur et l’éolien flottant. Enfin, l’ADEME invite à la réalisation de fermes pilotes d’hydroliees sur le territoire national, comprenant de nouvelles technologies fluviales ou estuariees.
Stockage et gestion de l’énergie
D’autre part, le projet « Stockage et gestion de l’énergie » concerne l’ouverture aux projets d’iovations technologiques et démonstrateurs liés au stockage et à la conversion de l’énergie. Les solutions inédites liées au stockage de l’énergie seront étudiées : cela peut concerner le stockage de la chaleur (pour des usages industriels, commerciaux ou urbains), et de l’électricité (dans des cycles charge-décharge électrique). Ici, toutes les technologies de stockage peuvent être présentées : le but est ainsi d’améliorer les rendements, minimiser les impacts enviroementaux ou encore réduire les délais et les coûts de réalisation. Le thème de la conversion de l’énergie renouvelable est également abordé. Des propositions sur la production d’hydrogène et sa conversion en électricité pour des usages non coectés (applications d’électro-mobilité, embarquées ou de secours) sont attendues : l’iovation du « système pile à combustible type PEM » est notamment visée. En fait, les projets attendus par l’ADEME se devront d’aborder la chaîne dans son ensemble, c’est-à-dire dans un cycle de production, conditioement, distribution et valorisation d’hydrogène dans des applications finales. Enfin, les participants pourront partager leurs solutions liées aux procédés de valorisation du CO2 : production d’hydrogène et réaction avec du CO2 pour la synthèse de produits chimiques, matériaux inertes, produits à forte valeur ajoutée ou valeur énergétique… Le but est ainsi de montrer la faisabilité technique et économique du projet, et montrer le bénéfice énergétique et enviroemental des voies de valorisation du CO2.
Fermes pilotes éoliees flottantes
Le dernier appel à projet lancé par l’ADEME concerne l’accompagnement de la réalisation en mer de fermes pilotes d’éoliees flottantes. En effet, l’organisation vient de publier le cahier des charges de la construction des quatre premiers parcs pilotes à éoliees flottantes. Ces derniers devront contenir entre trois et six éoliees d’une puissance d’au moins 5 MW chacune, « sauf à démontrer qu’une puissance unitaire moindre, mais du même ordre de grandeur, reste pertinente pour de futurs projets commerciaux », cite le communiqué de l’ADEME. Les parcs-pilotes seront coectés au réseau d’électricité, et auront une durée de démonstration de deux ans. Cependant, s’ils sont un succès technologique et économique, ils pourront fonctioer pour une durée de 15 à 20 ans. Ces projets seront notamment financés par le Programme d’Investissement d’Avenir (PIA), et par les tarifs de rachat de l’électricité produite.