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Electricité et RT 2012, plusieurs réalités

La RT 2012 est entrée dans les mœurs pour le neuf. L’infrastructure électrique, mais aussi sa bonne mise en œuvre, contribuent à l’atteinte des résultats. Retour sur les changements opérés à ce jour, les impacts et évolutions de savoir-faire.

Electricité et RT 2012, plusieurs réalités

Dès la conception, l’impact est aussi constaté. Le BIM et la conception électrique

La maquette numérique ou BIM va s’imposer progressivement comme un passage obligatoire pour les bâtiments neufs. Tous les logiciels de conception pour tous les métiers sont impactés, et la conception électrique est dans le mouvement.

Pour Alain Di Crescenzo, président directeur général de IGE-XAO, nous devons répondre à trois grandes tendances sur le marché :

  • Tout d’abord, une ergonomie la plus intuitive et la plus souple possible, la représentation 3D est l’un des aspects, mais la facilité de représentation d’une volumétrie croissante de composants tant électroniques qu’électrotechniques est aussi importante, et il faut donc aussi garantir la performance.
  • Ensuite, il est de plus en plus nécessaire de travailler à plusieurs sur les mêmes doées, la notion de « concurrent engineering » est clé.
  • Dernier point, le stockage et les échanges de doées avec d’autres applicatifs. Que ce soit les notices de calculs, les plans, les facilités d’import-export avec d’autres logiciels dans le cadre du BIM, mais aussi des facilités de stockage de doées dans le « cloud ».
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    Les 7 fondamentaux de la RT 2012 pour les métiers de l’électricitéIl y a tout d’abord l’article 23, avec les systèmes permettant de mesurer ou d’estimer la consommation d’énergie et d’informer, dans le volume habitable ou l’espace de travail, les occupants.
  • L’article 24 demande une gestion du chauffage optimale : régulation, mais aussi programmation et optimisation énergétique sont valorisées dans le calcul RT 2012.
  • L’article 16 impose aux maisons individuelles le recours à des énergies renouvelables pour l’eau chaude sanitaire.
  • Pour les baies et ouvrants, l’article 21 prescrit que les baies de tout local destiné au sommeil et de catégorie CE1 soient équipées de protections solaires mobiles. Pour le tertiaire, le confort d’été mais également le confort visuel passent également par des protections solaires adaptées et souvent motorisées.La gestion de l’éclairage est aussi fondamentale tant en collectif que tertiaire, car la part effective de l’usage de l’éclairage artificiel est déterminée en fonction des horaires d’occupation, des taux d’occupation, des modes possibles de commande d’éclairage, et le tout combiné aux disponibilités de la lumière naturelle.La production d’électricité, que l’on peut également positioer dans la perspective RBR 2020 ou bâtiment à énergie positive (Bepos) impose de plus en plus l’usage de solutions comme la cogénération, les solutions hybrides (PAC et autres énergies…) ou bien les paeaux solaires photovoltaïques.Sur ces points, les métiers évoluent et les constructeurs comme Hager, Legrand, Schneider, Siemens, proposent des formations, des outils pour permettre aux installateurs électriques de compléter ou maintenir leurs compétences ou bien développer de nouveaux marchés.

    « Ce que ne dit pas la réglementation, c’est la nécessité primordiale de communication et de synchronisation entre tous les métiers pour réussir le projet RT 2012, c’est sur ce point qu’insistent les formateurs intervenant lors des formation FEEBat Rénove », souligne Jean-François Ploteau, directeur pédagogique de FAB21 Formation.


    « Et il ne faut surtout pas oublier qu’il n’est plus possible de travailler seul dans son coin, le geste de chacun impacte le résultat des autres et le succès final du projet, l’étanchéité à l’air est un exemple très concret qui nécessite une montée en compétences, si l’on ne veut pas qu’un bon résultat au test intermédiaire soit dégradé par les intervenants du second œuvre, faute de coaître les boes pratiques associées à ces chantiers plus qualitatifs », insiste-t-il.


    Car, au-delà de la norme d’installation et de sécurité électrique, il est nécessaire de participer à l’efficacité énergétique globale avec des méthodes de travail qualitatives qui respectent notamment l’étanchéité. Le réseau électrique, des raccordements des paeaux photovoltaïques, mais aussi l’arrivée du câble d’antee et du câble téléphonique, ainsi que leur distribution dans le logement, sont autant de sources potentielles de fuite d’air.


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    Au-delà des désordres sur le bâti que peuvent engendrer de mauvaises pratiques, le passage des équipements est donc important.


    « Pour traiter tous les points singuliers de passage des câbles, nous proposons même un kit électro- étanchéité avec un assortiment de produits (manchettes pour câbles, boîtier d’installation étanche, bouchon d’étanchéité à l’air pour gaines, etc.) pour l‘étanchéité fiable des câbles et gaines », illustre Leo Morche, de Proclima.


    Les fournisseurs d’équipements proposent quant à eux des prises et boîtiers d’encastrement étanches à l’air.

    La RT 2012 impacte donc de façon durable les pratiques de tous les métiers de l’infrastructure électrique, d’une part avec l’entrée en force du monde du numérique dans le bâtiment, d’autre part avec la nécessaire coordination entre les différents corps de métier. L’effort sur ces deux sujets n’est pas achevé, il reste encore du chemin à parcourir, notamment en terme de formation et de montée en compétences sur des savoir-faire nouveaux.


Passage de câble avec percement de l’enveloppe d’étanchéité.
Passage de câble avec percement de l’enveloppe d’étanchéité.

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Actu 13 Juin, 2019

Entretien avec Jean-Michel Wilmotte - La lumière, révélateur d’espace

Membre de l’Académie des Beaux-Arts depuis 2015, diplômé de l’École Camondo (Paris) en architecture d’intérieur, Jean-Michel Wilmotte a fondé en 1975 Wilmotte & Associés, une agence d’architecture qui, avec son studio de design Wilmotte & Industries, réunit aujourd’hui en France, au Royaume-Uni, en Italie et en Corée du Sud 270 architectes, urbanistes, designers, muséographes et architectes d’intérieur de 25 nationalités. W&A mène plus de 100 projets dans 28 pays. Quels que soient les projets, du plus simple au plus spectaculaire, Jean-Michel Wilmotte et ses équipes développent une approche à la fois innovante et responsable, avec une attention particulière pour la lumière, les matériaux, les finitions et le végétal, toujours dans le respect du site et de son histoire. En 2005, Jean-Michel Wilmotte crée la Fondation d’entreprise Wilmotte et le prix W, un concours européen d’architecture autour de la reconversion du bâti ancien suivant le concept de greffe contemporaine. Jean-Michel Wilmotte affectionne particulièrement l’agencement d’espaces culturels et muséographiques ainsi que les projets de réhabilitation et de reconversion du patrimoine. Avec le studio de design Wilmotte & Industries, il explore les domaines du « design d’environnement » avec des objets aux lignes sobres et épurées. Lauréat de nombreux prix internationaux, W&A est entré en 2010 dans le classement (du magazine anglais Building Design) des 100 plus grands cabinets d’architecture du monde.