Pouvez-vous nous présenter vos nouveautés ?
S. Le M. – Le Smart Building se compose donc du bâtiment et de ses fonctions intrinsèques, mais aussi d’un Operating System (OS) qui le rend intelligent et Smart. Seul l’OS est capable de faire du Smart, sinon ce sont des silos capables de s’interfacer les uns aux autres, comme c’est le cas pour l’ensemble des solutions proposées actuellement. ABB, au niveau mondial, se positioe en fournisseur d’un BOS, c’est-à-dire d’une brique logicielle en capacité de faire la totalité de l’abstraction de la technologie du bâtiment. Le BOS modélise les équipements dans une couche baptisée Middleware qui dialogue avec les protocoles techniques ouverts et récupère les informations autres que la technique pour modéliser les différents objets présents dans le bâtiment, dans une couche supérieure baptisée ontologie. Ces doées sont modélisées dans le BOS et reliées à un API ouvert et sécurisé pour permettre aux fournisseurs de services de proposer leurs solutions. ABB se positioe donc en Building comme Microsoft se positioe en IT.
Microsoft, c’est le logiciel Windows, mais c’est aussi des claviers ou des souris. Bien que Microsoft fabrique des souris, il est possible de coecter n’importe quelle souris de n’importe quel fabricant sur les ordinateurs fonctioant sur Windows. Microsoft est donc totalement agnostique en bas, au niveau des périphériques coectables. En haut, au niveau des services, c’est la même chose : Windows peut prendre en charge Office, mais aussi Open Office qui n’est pas un plugin d’Office, il fournit Edge, mais on peut aussi faire tourner Google Chrome ou Firefox avec le même niveau de puissance. Microsoft a compris la puissance de l’écosystème. C’est ce que fait ABB dans le Building et nous sommes les seuls en capacité de le faire. Nos solutions de supervision doCONTROL et d’efficacité énergétique LEO sont totalement interopérables avec des solutions tierces, tout comme nos équipements, et nous proposons quelques services en complément.
Selon vous, quelles seront les grandes évolutions du Smart Building dans les aées à venir ?
S. Le M. – Le Smart Building va rapidement détrôner le bâtiment, comme le smartphone a détrôné le mobile. La couche logicielle intermédiaire est ce qui rend possible cette ouverture technologique. Aujourd’hui, les solutions disponibles sur le marché sont des super-GTB. Le bâtiment va poursuivre sa progression dans l’univers des services, va être de plus en plus coecté et il va surtout casser les silos qui existent depuis des aées et qui n’offrent aucune continuité d’information. L’objectif est de proposer à l’usager un voyage digital cohérent dans le bâtiment. Notre choix de favoriser l’écosystème vis-à-vis des solutions fermées nous permettra de passer d’un marché de Push, où l’offre pousse la demande, à un marché de Pull, où la demande encourage le développement de nouvelles offres.