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Killian Darreau, Sauter Régulation : « L’objectif est de favoriser le développement d’architectures plus ouvertes, pour faciliter l’interopérabilité des solutions et permettre l’arrivée de services tiers pour le bâtiment. »

À la fois éditeur de logiciels de gestion technique des bâtiments et de pilotage énergétique et fabricant d’automates, de capteurs et d’actionneurs, Sauter Régulation SAS est spécialiste de la gestion technique des bâtiments (GTB), et plus particulièrement de la gestion du chauffage, de la ventilation et de la climatisation. Cette année, sur IBS, Sauter présente notamment une nouvelle version de son superviseur Sauter Vision Center, ainsi qu’une nouvelle application d’automate « Smart Shading » sur son équipement ecos504 et les nouvelles fonctionnalités de son automate Modulo 6.

Killian Darreau, Sauter Régulation : « L’objectif est de favoriser le développement d’architectures plus ouvertes, pour faciliter l’interopérabilité des solutions et permettre l’arrivée de services tiers pour le bâtiment. »
Killian Darreau Direction supports technique et marketing, Sauter Régulation SAS

Quelles sont les possibilités offertes par le Smart Building ?
Killian Darreau Chez Sauter Régulation, les thématiques phares que nous identifions cette aée sont l’IoT, le Cloud et l’interopérabilité. D’autre part, le sujet des protocoles de communication, notamment les protocoles ouverts API REST ou MQTT, nous tient particulièrement à cœur. L’objectif est de favoriser le développement d’architectures plus ouvertes, pour faciliter l’interopérabilité des solutions et permettre l’arrivée de services tiers pour le bâtiment. Une autre tendance de cette aée concerne le BIM (Building Information Modeling), et notamment le BIM exploitation. Pour enrichir cette maquette et suivre l’évolution du bâtiment dans le temps, le développement de capteurs intelligents ou « Smart Sensors » est nécessaire. Enfin, pour favoriser l’adoption de ces technologies par les usagers, la question de la cybersécurité des équipements est un point clé et représente un enjeu de taille pour les acteurs du Smart Building.

Pouvez-vous nous présenter vos nouveautés ?
K. D. –
Côté logiciels, nous présentons cette aée une nouvelle version de notre superviseur SVC (Sauter Vision Center). L’objectif de ce superviseur est de produire de l’imagerie en modélisant le bâtiment en 3D avec ses équipements coectés et ses capteurs intégrés, pour gérer les consommations énergétiques et s’assurer du bon fonctioement des équipements.
Destiné à toutes les applications tertiaires, le SVC permet une historisation des doées et une vision du bâtiment en temps réel. Côté équipements, nous lançons cette aée une application sur l’ecos504 permettant de faire du « Smart Shading », c’est-à-dire de suivre l’ombre portée sur le bâtiment en fonction de l’enviroement et de la météo, pour gérer les stores, l’éclairage et la température des salles selon l’ensoleillement. D’autre part, chez Sauter Régulation, nous présentons les nouvelles fonctioalités de notre contrôleur Modulo 6 : un module Blockchain a été intégré pour gérer la sécurité des automates. En cas d’intrusion sur le réseau, l’automate bloque l’envoi des doées pour assurer un haut niveau de cybersécurité de l’installation. Enfin, nous allons présenter des équipements que coaissent nos clients, comme des vaes et des capteurs, mais enrichis de nouvelles fonctioalités.

Selon vous, quelles seront les grandes évolutions du Smart Building dans les aées à venir ?
K. D. –
Entre l’hébergement des doées du bâtiment sur le Cloud et les informations remontant des capteurs, le bâtiment sera de plus en plus coecté. Il faudra donc augmenter les niveaux de sécurité des équipements sur le réseau numérique du bâtiment pour éviter les intrusions. D’autre part, les assistants vocaux s’inviteront progressivement dans les entreprises et constitueront une porte d’entrée à l’intelligence artificielle (IA) pour la gestion automatisée des espaces de travail. Les prochaines étapes seront l’arrivée dans le bâtiment d’autres équipements reposant sur l’IA pour favoriser une gestion plus globale du bâtiment. Enfin, les protocoles issus de l’informatique, comme le MQTT et les API REST, vont prendre de plus en plus de place dans le bâtiment, pour améliorer l’interopérabilité des solutions et permettre un meilleur dialogue avec le Cloud.

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Actu 03 Juillet, 2020

Des dirigeants expliquent comment ils passent la crise

Smarthome Electricien+ a interviewé des patrons de petites et moyennes entreprises d’électricité pour savoir comment ils avaient vécu la crise du coronavirus et préparé la reprise. Un point commun se dessine : ils ont tous dépassé le métier d’électricien pour devenir des installateurs intégrateurs, avec des offres définies pour leurs clients. Cette notion est défendue depuis quelque temps par la FFIE et encore plus depuis début 2020 quand la Fédération française des installateurs électriciens est devenue la Fédération française des intégrateurs électriciens. Et elle n’est pas sans conséquence, car « cela exprime la bascule de notre métier sur un nouveau business model. L’évolution technologique dans le bâtiment est très sensible, avec la numérisation, le smart building et les nouveaux usages que ces innovations induisent. C’est une évolution que l’on avait connue dans l’industrie 4.0 avec l’arrivée des données (multiplication des capteurs, transmissions et traitement de l’information) et qui arrive à présent dans le tertiaire et le logement », explique Emmanuel gravier, président de la FFIE. L’intégration n’est plus réservée au domoticien, mais concerne assurément l’électricien, qui doit avant tout intégrer diverses fonctionnalités avec différents produits et différentes marques. Il y a de la maintenance, de nouvelles façons de travailler ou d’habiter, de nouveaux usages, etc. Il doit donc être force de proposition, s’intéresser aux formations nécessaires à son évolution, à la présentation commerciale de ses offres et aux nouvelles orientations que son métier va prendre.