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Éclairage urbain

Éclairer juste… ou Juste éclairer ?

Éclairage urbain
©Jean-Yves Soëtinck, L’Acte lumière

Qu’on se le dise, ou qu’on se le cache, l’éclairage public en France fait polémique. «Il faut éteindre!», clament les uns. «Il faut rénover !», revendiquent les autres. Un parc vétuste, des sources énergivores, l’effet «rassurant» de l’éclairage public, des lampes, luminaires et systèmes de gestion performants, une prise de conscience générale pour réduire les gaz à effet de serre. Tous les ingrédients sont réunis pour motiver cette rénovation qui avance pourtant à un rythme de tortue. Certes, «rien ne sert de courir, il faut partir à point», encore faut-il partir, point.

Depuis 20 ans, la France doit renouveler 30 % du parc d’éclairage public. Les aées ont vu de nouvelles sources arriver, des luminaires intelligents venir à l’aide, des systèmes de gestion efficaces se déployer, mais les 30 % arrogants persistent. Les freins : des budgets à la baisse, la Crise en majuscule, des LED venues d’ailleurs qui ont fait peur. Aujourd’hui, il s’agit de faire vite. Bientôt, les bons vieux « ballons fluorescents » ou plutôt les lampes à vapeur de mercure ne seront plus mises sur le marché européen, et, à moins de faire des stocks, il faudra bien opter tôt au tard pour les nouvelles technologies, ou tout au moins pour des sources plus efficaces.

(©Technilum) Paris, Les Berges de Seine. Devant le musée d’Orsay, dans le cadre de la piétonisation des quais de Seine, des emmarchements relient quais hauts et bas et offrent aux passants un point de vue exceptioel sur le paysage urbain. Maître d’ouvrage : Ville de Paris - Apur Concepteur Lumière : Agence On, Vincent Thiesson Architecte : AEI  Bureau d’études structure (mandataire) : MAP3 Électricité : Ceitech Mâts : Palino de Technilum
(©Technilum) Paris, Les Berges de Seine. Devant le musée d’Orsay, dans le cadre de la piétonisation des quais de Seine, des emmarchements relient quais hauts et bas et offrent aux passants un point de vue exceptioel sur le paysage urbain.
Maître d’ouvrage : Ville de Paris – Apur
Concepteur Lumière : Agence On, Vincent Thiesson
Architecte : AEI
Bureau d’études structure (mandataire) : MAP3
Électricité : Ceitech Mâts : Palino de Technilum

Et à propos de disparition, rappelons ce que dit le Règlement (CE) n° 245/2009 de la Commission du 18 mars 2009 qui met en œuvre la directive 2005/32/CE du Parlement européen et du Conseil, et qui interdira la mise sur le marché européen des lampes à vapeur de mercure en avril 2015. En six ans, les communes ont eu le temps de se préparer à cette échéance, mais le constat, fait par le Syndicat de l’éclairage, à l’occasion du salon des Maires qui s’est déroulé en novembre 2014, montre que la plupart des communes ne sont pas encore prêtes.

©Osram
©Osram

« Le secteur de l’éclairage, qui coaît une profonde mutation, est l’un des enjeux majeurs du mandat actuel de nos élus, déclare le Syndicat de l’éclairage. Un parc d’éclairage public français vieux de plus de trente ans, une facture électrique grandissante avec des installations énergivores qui peuvent représenter jusqu’à près de 50 % de la facture de la commune, le stress à l’approche d’avril 2015, date à laquelle certains imaginent – à tort – être obligés de remplacer leurs vieux luminaires à lampes vapeur de mercure, l’arrivée en masse de luminaires LED et d’automatismes de commande, qui bousculent les habitudes de prescription et d’installation, constituent autant de bouleversements. Certains mettent alors en place des solutions cache-misère en éteignant l’éclairage des communes. Pourtant, chaque jour compte et ne rien faire coûte aussi de l’argent, inutilement. »

Nicolas Hulot s’est exprimé dans le même sens le 25 novembre lors de son intervention à la première séance plénière du Congrès des maires, consacrée à l’enviroement et au climat. Il a invité « toutes les villes de France à convertir leur éclairage public aux LED et aux détecteurs de présence », ajoutant que « ce pourrait être leur contribution supplémentaire en vue de la Conférence climat » qui se tiendra à Paris à la fin de l’aée 2015.

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Actu 03 Juillet, 2020

Des dirigeants expliquent comment ils passent la crise

Smarthome Electricien+ a interviewé des patrons de petites et moyennes entreprises d’électricité pour savoir comment ils avaient vécu la crise du coronavirus et préparé la reprise. Un point commun se dessine : ils ont tous dépassé le métier d’électricien pour devenir des installateurs intégrateurs, avec des offres définies pour leurs clients. Cette notion est défendue depuis quelque temps par la FFIE et encore plus depuis début 2020 quand la Fédération française des installateurs électriciens est devenue la Fédération française des intégrateurs électriciens. Et elle n’est pas sans conséquence, car « cela exprime la bascule de notre métier sur un nouveau business model. L’évolution technologique dans le bâtiment est très sensible, avec la numérisation, le smart building et les nouveaux usages que ces innovations induisent. C’est une évolution que l’on avait connue dans l’industrie 4.0 avec l’arrivée des données (multiplication des capteurs, transmissions et traitement de l’information) et qui arrive à présent dans le tertiaire et le logement », explique Emmanuel gravier, président de la FFIE. L’intégration n’est plus réservée au domoticien, mais concerne assurément l’électricien, qui doit avant tout intégrer diverses fonctionnalités avec différents produits et différentes marques. Il y a de la maintenance, de nouvelles façons de travailler ou d’habiter, de nouveaux usages, etc. Il doit donc être force de proposition, s’intéresser aux formations nécessaires à son évolution, à la présentation commerciale de ses offres et aux nouvelles orientations que son métier va prendre.